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A la recherche de familles relais

24 septembre 2013

Environ 80 enfants vivent en institution dans Nord du canton. Des personnes prêtes à les accueillir, le temps de vacances ou de week-ends, sont recherchées.

Les acteurs de l’accueil de l’enfance recherchent des volontaires.

Les institutions accueillant des enfants qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent plus vivre avec leurs parents, travaillent à ce que leurs jeunes protégés réintégrent progressivement leur famille d’origine. Mais il arrive, qu’à court ou à long terme, ce retour ne soit pas possible. Certains enfants passent alors tout leur temps en institution. Or, les activités qui y sont proposées et le suivi socio- éducatif ne peuvent pas remplacer la chaleur d’un véritable foyer.

C’est pourquoi a été mis en place un réseau des familles d’accueil relais en 2010 pour le Nord du canton. Sont concernés les Maisons d’enfants d’Avenches et Penthaz, le Foyer Petitmaître, à Yverdon, qui, en outre, coordonne le réseau, Pôle Nord, à Grandson, et le Foyer de Romainmôtier, ainsi que l’Action éducative mères-enfants. Si, à l’époque, une trentaine de personnes s’étaient annoncées et douze d’entre elles avaient été jusqu’au bout de leur démarche, il manque toujours des familles prêtes à recevoir ces enfants certains week-ends et/ou une partie des vacances scolaires. Trouver des places pour les adolescents s’avère particulièrement difficile. «Pourtant, de par leur travail avec des éducateurs, ils sont habitués à parler lorsqu’un problème se pose et font preuve d’une plus grande maturité que la moyenne», souligne Frédéric Chaiffre, éducateur à la Fondation Petitmaître. Les volontaires bénéficient, en outre, en tout temps, de l’appui des équipes éducatives.

Des bébés aux adolescents

Les personnes intéressées sont également réticentes à prendre en charge les plus petits (0 à 3 ans), soit les bébés de mamans soutenues par l’Action éducative mères-enfants (AEME). «Certaines sont très seules. Elles ont besoin de temps pour se retrouver ou élaborer leur projet», souligne Marik Jeannin, responsable des admissions à l’AEME. Pour devenir famille relais, il faut répondre à quelques conditions : les couples, mariés ou non, doivent être ensemble depuis au moins trois ans ; les personnes seules, pouvant tout à fait aussi accueillir un enfant ; un casier judiciaire vierge, ainsi qu’un certificat médical attestant d’une bonne santé physique et mentale. «Nous leur demandons un engagement durable et nous les questionnons sur leur motivation», précise Claire Dang, chargée d’évaluation des milieux d’accueil du Service de protection de la jeunesse (SPJ), qui décerne les agréments.

Un défraiement est accordé aux volontaires pour que ce geste citoyen soit accessible à tous. Une bonne action, loin d’être anodine puisqu’elle permet à des enfants, qui n’ont pas toujours été gâtés par la vie, de découvrir un modèle familial différent, de disposer de moments plus individualisés que ceux offerts en foyer, et surtout de savoir que quelqu’un les attend.

Pour plus d’infos : Claudia Matti, directrice ajointe de la Fondation Petitmaître au 024 425 49 64.