Les neuf immeubles, respectant le plan de quartier adopté par le Conseil communal en 2019, devraient abriter près de 170 logements.
Alors que la Ville a renvoyé après 2030 l’urbanisation des zones Coteau Est et Aux Parties, la réalisation du plan de quartier Clendy-Dessous, avec près de 170 logements, devrait permettre, à moyen terme, de répondre aux besoins de developpement. C’est d’ailleurs parce qu’il existe encore ce type de réserve dans la zone urbanisée que le Canton limite fortement les projets hors du périmètre construit. Après l’adoption du plan de plan de quartier par le Conseil communal au printemps 2019, le projet est désormais en procédure d’enquête publique.
Concrètement, ce nouveau quartier, dont les premières études remontent à 2009, devrait accueillir 9 immeubles, avec près de 170 logements, dont une quarantaine de studios. Ces derniers permetront de répondre à la demande de la population estudiantine yverdonnoise. Il sont particulièrement bien situés, à mi-chemin entre les deux sites de la HEIG-VD (Centre Saint-Roch et route de Cheseaux).
Située entre les lignes de chemin de fer Yverdon-les-Bains-Lausanne et Yverdon-les-Bains-Fribourg, la parcelle concernée , d’une surface de quelque 12 000 m2, s’étend en parallèle des constructions historiques de la rue de Clendy, rue Clendy-Dessous.
Les terrains, en mains d’une douzaine de propriétaires -ils sont promis vendus à la société De Necker Kipling et Cie à Nyon-, sont occupés par des bâtiments artisanaux, des blocs de garages, et de petites habitations en plus ou moins bon état, le tout fondu dans de larges zones de verdure.
Le dossier mis à l’enquête publique prévoit également la démolition préalable des 19 constructions existantes.
Le règlement du plan de quartier limite drastiquement la hauteur des immeubles, qui sera inférieure à 10 m, soit deux étages sur rez. Les immeubles sont disposés perpendiculairement à la rue de Clendy, dans un axe est-ouest. Ils répondent aux standards Minergie et comporteront des panneaux solaires sur des toitures plates, végétalisées.
Un parking de souterrain de 170 places est projeté au centre de la parcelle, avec une entrée au sud-ouest, au début de la rue de Clendy (côté voies de chemin de fer), et la sortie à l’autre extrémité, non loin du passage à niveau précédant la route de la Grève.
En surface, la rue sera traitée en zone de rencontre 20 km./h. 16 places de stationnement, dépose, livraisons et pour usagers à mobilité réduite sont également planifiées. Un cheminement de mobilité douce est également prévu tout le long de la parcelle. Ces points doivent être précisés par l’étude à venir.
A l’intérieur du périmètre, quatre zones de jeu et de détente seront aménagées entre les immeubles, et autant d’abris pour les vélos, auquel vient s’ajouter un abri public prévu à l’entrée de la rue, à proximité du passage sous-voies projeté.
Après la réalisation, il y a quelques années maintenant, du quartier Haldimand-Saint-Roch, Clendy-Dessous constitue le plus important à réaliser dans un avenir proche. Sera-t-il construit par étapes? «Non, notre intention, une fois le permis de construire délivré, est d’aller assez vite. Nous ferons tout d’un coup. Mais c’est un chantier qui devrait durer deux ans», explique David Cousin, directeur en charge du projet chez De Necker Kipling et Cie. Il est pratiquement acquis aussi que ce projet sera réalisé en entreprise totale.
Alors que la mise à l’enquête vient de débuter, le Conseil communal doit se prononcer ce jeudi soir sur une demande de crédit d’étude de 200 000 francs, représentant la part communale aux études de requalification de la rue Clendy-Dessous, et d’une partie de la route cantonale 402c (Yverdon-Yvonand).
Une fois cette étude achevée, la Municipalité devra déposer un préavis, portant sur un montant destiné réaliser les équipements envisagés, soit 1,8 million de francs pour la part communale. La convention passée entre l’investisseur et la Ville prévoit une répartition 40-60%, aussi bien pour les frais d’étude que pour la réalisation, qui correspond aux emprises de la future rue sur le domaine privé, respectivement le domaine public communal.
Ces dépenses figurent dans le plan d’investissement. Mais dans le meilleur des cas, la demande de crédit pour la réalisation ne pourra être soumise au Conseil communal que dans le courant de l’année prochaine.
Dans ce contexte, la mise à l’enquête du projet n’est-elle pas prématurée? «Un propriétaire peut mettre à l’enquête quand il veut. Nous n’avons pas de prise là-dessus», commente Gloria Capt. Cela dit, la Ville ne peut réduire le temps de l’étude pour les équipements liés à la mobilité.
Dans ce contexte particulier, Ville et investisseur devront négocier. Sachant qu’un permis de construire n’est valable que deux ans à partir de la délivrance, avec une prolongation possible d’une année, il faut bien évidemment éviter de se retrouver dans une impasse.
Ce type de problème purement juridique n’a que rarement été abordé par les tribunaux. Dans certains cas, et moyennant accord des parties, il est possible de démarrer la construction parallèlement à l’étude des équipements encore à définir et à réaliser.
Encore ouverte, cette question se posera forcément au moment où la Municipalité devra se prononcer sur la délivrance du permis de construire.
Avant la séance du Conseil, ce jeudi soir, la commission ad-hoc soutient à l’unanimité la demande du crédit d’étude, et la volonté municipale -des négociations sont encore en cours- consistant à relier les nouveaux immeubles au réseau de chauffage à distance (CAD) qui met en valeur la chaleur récupérée à la station d’épuration.