Dix ans à se soucier de la santé des employés
26 septembre 2024 | Texte: Lena VulliamyEdition N°3796
Le Centre régional de santé au travail (CRST) fête sa première décennie d’existence. Et pour l’occasion, la structure change de nom. Elle s’appellera désormais Santy.
«On entre dans une nouvelle ère en ce qui concerne la santé au travail» a déclaré Flavian Stoll, directeur – même s’il n’aime pas ce terme, lui qui prône l’égalité au sein des entreprises – du CRST depuis septembre 2023. D’ailleurs, on ne dira plus non plus CRST, mais Santy. C’était la grande annonce de la cérémonie, hier à la salle des Quais de Grandson, à l’occasion des dix ans de la structure.
Si le nom change, et même si l’équipe en place entend donner une nouvelle impulsion, la mission reste la même que celle imaginée par les fondateurs, expliquait le président du Conseil d’administration Olivier Marchionini.
Le but, donc: accompagner les entreprises pour veiller au bien-être des employés. Ces dernières, une quarantaine à ce jour, font appel à la structure pour, entre autres, avoir des recommandations. «La santé d’une entreprise est essentielle à sa réussite», résumait Flavian Stoll.
Le siège de Santy est à Montagny-près-Yverdon – «c’est une fierté d’avoir développé cela dans le Nord vaudois», soulignait André Allmendinger, l’un des initiants du projet en 2014 –, mais l’entreprise a aussi trouvé sa clientèle jusqu’à Lausanne et Neuchâtel. L’équipe est aujourd’hui composée de trois médecins du travail, d’infirmiers et autres spécialistes de santé au travail, et des formations supplémentaires sont en cours pour offrir une plus large palette de prestations à ses clients.
De nouveaux défis à relever
André Allmendinger n’a pas manqué de souhaiter bonne chance à ses successeurs, à l’heure où le monde du travail est en plein renouvellement. Lorsqu’on demande à Flavian Stoll quels sont les éléments à mettre en place coûte que coûte dans une entreprise en 2024, il cite notamment la protection de la maternité, celle des jeunes travailleurs ou encore la réglementation du temps de travail.
«Tout le monde ne sait pas que la santé et la sécurité au travail sont régies par 1500 lois», explique le titulaire d’un brevet fédéral dans le domaine. «À nous d’aiguiller les entreprises pour que tout soit en ordre». Autre challenge, faire cohabiter les différentes générations: «Aujourd’hui, les plus jeunes attendent autre chose du monde du travail.»