Ancienne patineuse artistique, Fanny Pittolaz est en lice pour le concours de Miss Suisse romande 2019. Une aventure qui lui permet de reprendre confiance en elle.
Loin du strass et des paillettes habituellement associés au monde du mannequinat, c’est dans une simple maison de la périphérie yverdonnoise que vit Fanny Pittolaz, candidate au concours de Miss Suisse romande, dont la finale aura lieu en janvier prochain. Apprentie secrétaire au sein du garage de son oncle et de sa tante à Penthalaz, la jeune femme de 24 ans revient sur un parcours chamboulé et sur cette compétition qui lui permet de reprendre confiance en elle.
La vie n’a pas toujours été facile pour cette miss en herbe, qui fait partie des 28 finalistes. Lorsqu’elle était au gymnase, une série d’échecs scolaires s’est ajoutée à un burn-out qui l’a beaucoup fait douter d’elle-même. «J’étais tout le temps malade», confie-t-elle. Deux évènements lui ont permis de sortir la tête de l’eau. D’abord, un séjour en Corée du Sud qui a éveillé chez elle une véritable passion. «J’en suis tombée amoureuse», avoue celle qui ne cesse d’y retourner. Elle y a même effectué deux séjours linguistiques, dont un de deux ans. «J’ai dû tout faire toute seule, même trouver un logement. Mais rien qu’en étant là-bas, je me sentais bien.» Ensuite, elle a vécu sa première expérience dans le monde du mannequinat. «C’était en 2012. J’avais de gros problèmes de confiance en moi et une amie photographe m’a proposé de faire un shooting… Et j’ai adoré ça!», lance Fanny Pittolaz, qui raconte aussi avoir fait du théâtre et rêver de devenir actrice.
De quoi remonter la pente et poursuivre ses aventures, jusqu’en Corée du Sud. «J’ai fait des shootings pour des marques et deux défilés pour étudiantes. En Suisse, j’ai défilé pour l’école de couture Canvas et posé pour la marque Helvetica.» Dans la foulée, Fanny Pittolaz s’est inscrite au concours de Miss Suisse romande, «un peu par hasard. J’ai pensé que ce serait sympa et au moment de l’évoquer, j’ai vu que le casting était ouvert!», se réjouit-elle.
Le concours représente une formidable opportunité, selon elle. «J’ai des choses à y apprendre, que ce soit sur le plan du maquillage, de la coiffure, de la communication avec les médias ou des défilés. C’est aussi un moyen pour moi de prendre encore plus confiance en moi», glisse la jeune fille, qui entend bien profiter de l’atelier que le concours met à disposition sur cette thématique.
Elle compte aussi profiter de l’occasion pour mettre un peu d’elle-même dans l’aventure. En effet, les candidates doivent porter une thématique qui leur tient à cœur. Si, initialement, Fanny Pittolaz hésitait entre l’alimentation dans le sport et le tatouage, elle a préféré se concentrer sur un sujet plus original, soit le patinage artistique. «J’ai arrêté le patinage et la compétition il y a huit ans à la suite d’une blessure au genou. L’ hiver arrivant, je me suis lancé comme défi de rechausser mes patins et de faire connaître aux gens cette discipline qui a toujours été ma passion.»