Yverdon-les-Bains – Quelque 13 000 personnes ont participé, le week-end dernier, à la 20e édition de la manifestation. Après un samedi pluvieux, les participants se sont réunis à la rue de la Plaine, hier matin, pour chanter la «Messe allemande».

Composé de septante musiciens, l’Orchestre des Nations Unies a joué le concert d’ouverture, samedi, mêlant Mozart, Bach et Brahms.
«J’organise la Schubertiade depuis huit ans et je peux vous dire que j’ai rarement vu une édition aussi réussie, s’exclame Carine Deladoey, responsable de l’organisation générale de l’événement musical.
Avec près de 150 concerts sur 17 scènes, quelques 13 000 festivaliers ont déambulé dans les les rues de la Cité thermale, de samedi matin à hier soir, pour la 20e édition de la manifestation. «La collaboration entre la Ville et la RTS a été très fructueuse et dynamique. Un tel engouement est précieux et je pense qu’il s’est ressenti tout au long du weekend.»
Salles combles

Le Fribourgeois Pascal Meyer, successeur de l’initiateur de la Schubertiade, André Charlet, a dirigé la «Messe allemande», hier matin.
Seul bémol : la météo pluvieuse et fraîche du samedi, qui a dissuadé les moins courageux. «Ce n’est pas si grave, car cela a permis d’augmenter la fréquentation dans les salles couvertes», souligne Carine Deladoey. Le Temple, l’Eglise catholique, l’Hôtel de la Ville ou encore La Marive ont attiré de nombreux mélomanes. «Des grands noms de la musique classique comme l’Orchestre des Nations Unies, la Chorale du Brassus ou encore le trompettiste Sergei Nakariakov ont fait salle comble, explique l’organisatrice. Certaines personnes arrivées au dernier moment n’ont pas pu assister aux concerts. En revanche, la salle de la gym à la Place d’Armes a été un peu moins fréquentée que les autres.»
Samedi soir, l’Orchestre de la Suisse italienne a joué pendant 1h45 à la salle de La Marive. En plus des quelques 900 personnes sur place, le concert a été retransmis en direct sur les ondes de la SSR.
Edition variée

La foule a pris place dans le garage de la voirie yverdonnoise, lieu insolite pour écouter l’Ensemble de cuivres Dixtuor, samedi après-midi.
La manifestation a attiré les férus de musique classique, mais pas que, puisque quelque concerts de jazz ont également eu lieu. «A cause de la pluie, nous avons déplacé le concert de la chanteuse Yilian Canizares à l’intérieur du Théâtre Benno Besson, explique Carine Deladoey. Mais dès que le temps est redevenu sec, les gens ont dansé autour du kiosque jusqu’à 1h du matin.»
A la nuit tombée, la Schubert Boum, à l’Echandole, a attiré les plus jeunes, tandis que quelques 750 fêtards se sont déhancher à la silent party de l’Amalgame, after officiel de la manifestation.
Le rituel émouvant de la «Messe allemande»

Malgré la pluie, les participants ont assisté à l’Opéra «à Bretelles», sous le kiosque des jardins du Théâtre Benno Besson, samedi après-midi.
C’est sous un soleil attendu que se sont rassemblés, hier matin, quelques 4500 participants. Munis de leur partition, ils ont entonné la «Messe allemande», accompagnés par le Chœur Pro Arte de Lausanne, les chœurs du Collège Sainte-Croix et du Gymnase d’Yverdon-les-Bains, ainsi que l’Ensemble de cuivres Dixtuor. «C’était impressionnant et très émouvant, comme à chaque fois», confie Carine Deladoey, organisatrice de la Schubertiade.
Restaurateurs ravis

Alexandre Barrelet, président du comité d’organisation de la RTS, a fait un discours lors de la soirée de gala, samedi soir, à La Marive.
«Nous sommes épuisés, mais contents, confie Vincent Guanzini, gérant de l’Intemporel Café. Avec un service non-stop dès 10h, samedi et dimanche dernier, quelque 32 restaurants yverdonnois ont accueilli le public. «Nous avons vendu près de 150 crêpes la journée du samedi, continue le gérant. Les clients s’enchaînaient vite pour assister aux différents concerts. Nous avons dû engager deux serveurs de plus que d’habitude.»

Le Quatuor Byron, accompagné de la pianiste Delphine Bardin, s’est produit au Temple, samedi après-midi.
Même son de cloche du côté du Restaurant de la Place et du Restaurant du Château, qui proposaient une carte unique pour l’occasion. «Nous avons servi cinquante clients de plus que d’habitude, chaque jour», précise le serveur Cyril Ledent, du Restaurant du Château.