Après la présentation des parcs d’Entremonts et des 4 Marronniers, notre paysagiste s’intéresse cette semaine à un plus récent et plus fréquenté: celui de la place d’Armes.
L’appellation Jardin japonais provient vraisemblablement des bassins surmontés de ponts en bois peints en rouge, semblables à ceux du Japon. Quant à la végétation, elle n’est pas vraiment japonaise, beaucoup plus simple et d’un coût d’entretien infiniment plus bas que ceux de l’empire du Soleil-Levant…
Ce parc, construit en 1981, est utile comme liaison naturelle entre la gare et la vieille ville. En plus, il a une place de jeux très fréquentée. Les arbres principaux ont encore bien des années devant eux, à moins qu’ils soient sacrifiés pour la construction du parking souterrain…
Ce Jardin japonais a été l’objet de discussions passionnées, déjà lors de sa construction qui se termina sans inauguration officielle… Il est actuellement en sursis, entre autres avec le projet de parking, et il serait bientôt temps d’y mettre un peu d’ordre et se limiter à son côté bénéfique, venant déjà de l’oxygène distribué gratuitement par ses arbres, surtout si on les laisse se développer.
Le choix des arbres avait été fait pour avoir un bon équilibre entre espèces à feuillages caducs ou persistants, de hauteurs et de formes différentes, comme les érables représentés par quatre espèces, les pins (pins noirs et variétés naines de pin noir et de pin sylvestre), un cèdre de l’Himalaya, devenu l’arbre le plus volumineux du parc, bien qu’ayant perdu une branche lors d’une tempête de bise. Trois bouleaux ont été remplacés car ils souffraient trop de la chaleur des derniers étés. Par contre, deux bouleaux pleureurs, près des bassins, s’y plaisent bien. De nombreux arbustes divers complètent l’assortiment et l’on pourrait relever la présence de deux citronniers (citrus triptera), parfaitement rustiques. Ils produisent des fruits non comestibles mais servent d’abris aux moineaux qui sont protégés des chats par les grandes épines des citronniers.
En bordure du parc, côté Remparts, six marronniers font la liaison avec ceux de la Promenade. A longue échéance, ils devront peut-être céder la place à d’autres essences plus résistantes à la chaleur, comme les chênes, sophoras, celtis ou pins maritimes. L’important est d’avoir des arbres de grand volume avec un feuillage sain produisant un maximum d’oxygène, d’ombre et de fraîcheur permettant de vivre dans des conditions acceptables.