Le Moulin pourrait déménager
3 avril 2014Le Moulin d’Yverdon ne cesse d’augmenter son activité et doit penser à son avenir. Une des pistes serait la fusion avec celui de Péroset.
La nouvelle a commencé à circuler il y a quelques temps, puis, Comptoir du Nord vaudois oblige, elle a, un peu plus encore, pris de l’ampleur la semaine dernière : le Moulin d’Yverdon pourrait déménager et quitter la Cité thermale, afin de s’installer au Moulin de Grandson à Péroset.
Une information, synonyme de petite bombe -tant depuis plus d’un siècle, l’édifice fait partie du paysage yverdonnois- qui devait être confirmée, hier soir, lors de l’assemblée générale des sociétaires du Moulin d’Yverdon, par le président du Conseil d’administration Philippe Gonin par ces mots : «Après quatorze ans d’exploitation, (le moulin est exploité sous sa forme actuelle depuis 2000, n.d.l.r.) avec plus ou moins de succès, le Moulin d’Yverdon se pose énormément de questions quant à son avenir. Doit-on continuer à investir sur notre site ?», avant de préciser que des discussions quant au futur avaient, en effet, eu lieu avec «nos voisins» de la Société coopérative de Péroset.
Une perspective de déménagement qui, si elle ne fait pas l’unanimité auprès des sociétaires, est pourtant la conséquence d’une bonne nouvelle, puisqu’elle est motivée par l’excellente santé du Moulin d’Yverdon qui ne cesse de voir ses ventes directes augmenter d’année en année. Une réussite dont, revers de la médaille, la conséquence est pourtant d’accentuer les difficultés liées à l’emplacement du Moulin «qui rend, entre autres, les livraisons de blé de plus en plus difficiles à organiser en raison du trafic toujours plus dense et des amendes d’ordres qui pleuvent sur nos véhicules», expose Philippe Gonin.
Puis au président d’expliquer que le devoir du comité «est de proposer des solutions » pour l’avenir, même si, évidemment, la décision finale reviendra aux sociétaires. Raison pour laquelle, une des pistes envisagées par le comité, sous réserve d’entente, serait de fusionner les deux sociétés du Moulin d’Yverdon et de celui de Péroset qui intégrerait alors l’activité yverdonnoise. Une hypothèse qui offrirait alors plusieurs avantages pour les deux entités. «Notamment parce qu’il éviterait au Moulin d’Yverdon de devoir investir dans un terrain et des infrastructures et qu’il permettrait à Péroset d’intégrer un outil qui fonctionne bien. Sans oublier, les revenus que l’on pourrait alors escompter de la vente de l’actuel Moulin», analyse Philippe Gonin.