Champvent – Le dernier volet de la manifestation «En attendant Schubert» a eu lieu samedi dernier, sur le sol chanvannais. Quelque seize ensembles se sont produits dans les rues du village, devant près de 1000 visiteurs.

Sur la grande scène, les quarante chanteurs de la Chorale du Brassus, dirigés par Stanislava Nankova, ont enchanté le public.
Le village de Champvent a vibré au son de Schubert, samedi dernier, pour le onzième et dernier volet de la manifestation «En attendant Schubert». Un événement symbolique, puisque la première édition de la Schubertiade d’Espace 2 avait eu lieu sur le sol chanvannais, près de quarante ans auparavant.
«Pour l’occasion, nous avons reconstitué deux scènes qui étaient déjà là à l’époque : dans la cour du collège et en face du café dans la Grande-rue», souligne Olivier Poncet, syndic de Champvent, qui était présent à la première édition en 1978.

Le Quatuor Solem, composé de Denitsa Kazakova, Olivier Piguet, Céline Portat et Pascal Desarzens, dans les jardins de La Cure.
Malgré un temps mitigé, quelque 1000 visiteurs ont assisté aux différents concerts. «Nous nous attendions à plus, mais il s’est passé quelque chose d’incroyable entre les musiciens et le public, exprimait Frédéric Glauser, président de l’Ecole de musique de Champvent-Baulmes, qui organisait l’événement. J’ai particulièrement apprécié la Chorale orthodoxe de Belgrade. Puissante et émouvante.»
Avec près de quinze ensembles sur cinq scènes, il y en avait pour tous les goûts. De la musique de chambre à la musique latine, en passant par l’orchestre et le piano. «Schubert aurait adoré depuis les cieux, j’en suis sûr», concluait Frédéric Glauser.

Récompensé par l’Ensemble symphonique de Neuchâtel, le Taf Trio a joué plusieurs morceaux sur ses xylophones.
«Le sourcier des chœurs», hommage à André Charlet
Nord vaudois – Le chef de chœur vaudois avait crée la première édition de la Schubertiade d’Espace 2
Le 24 février 2014, le célèbre chef de chœur vaudois, André Charlet, décédait des suites d’un cancer, à l’âge de 86 ans. Le Lausannois d’origine avait participé à la création de la première Schubertiade d’Espace 2, en 1978 à Champvent.
Près de quarante ans plus tard, le journaliste de la RTS Roger Guignard lui a rendu hommage en publiant le livre biographique «Le sourcier des chœurs». L’ouvrage retrace la carrière du musicien à la Radio suisse romande, dont il a dirigé le chœur en 1956. Puis, sa longue histoire d’amour avec la Chorale de Brassus, qu’il a élevé au rang de référence vaudoise, 1951 à 2004.
Témoignages émouvants
Dans ce livre, Roger Guignard a également recueilli les témoignages de celles et ceux qui l’ont le mieux connu : François et Valentine, ses enfants ; Flossette et Pierre-André Blaser, ses amis de toujours ; mais aussi ses compagnons de chant et ses collègues de travail.
Considéré comme l’une des figure de l’art choral suisse, l’artiste a collaboré avec de grands chefs, dont Ernest Ansermet.
«Le sourcier des choeurs», Roger Guignard, 2016. Nouvelles Editions/Editions Attinger SA.