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Les commerçants ne lâchent rien

28 juillet 2014

Ne voyant rien venir de la Municipalité, les commerçants de la Plaine et du Valentin remettent la compresse.

Les commerçants Jean-Pierre Vuadens et Gérard Roy avaient remis la pétition au président du Conseil communal Jean-David Chapuis (à g.), le 23 octobre dernier.

Les commerçants Jean-Pierre Vuadens et Gérard Roy avaient remis la pétition au président du Conseil communal Jean-David Chapuis (à g.), le 23 octobre dernier.

«Nous ne savons pas s’ils tiendront compte de la pétition. 4000 signatures, ce n’est pas rien. Nous sommes opposés à toute suppression de places de parc. Celles dont nous disposons correspondent tout à fait à la taille de la ville et la zone piétonnière est déjà grande», explique Jean- Pierre Vuadens, au nom des pétitionnaires, dont les animateurs sont des commerçants de la rue de la Plaine et du Valentin.

Faute d’informations sur le plan que la Municipalité compte mettre en application -suppression ou non de places de stationnement dans la première partie de la rue du Valentin-, les pétitionnaires ont écrit au responsable de la mobilité : «Au vu des travaux de finition des rues Pestalozzi, Jordils, Valentin, Plaine, effectués ces jours-ci, les citoyens soussignés, au nom des 4000 pétitionnaires du 23 octobre 2010, insistent sur le maintien des parcs et sur la mobilité des voitures dans ces rues.»

Et les pétitionnaires de relever que le Conseil communal, à une grande majorité, a demandé à la Municipalité de tenir compte des inquiétudes témoignées «et de répondre aux préoccupations des signataires ». Cette missive porte la signature de neuf commerçants des rues de la Plaine et du Valentin, principalement concernés par la problématique.

Lors du débat, le Conseil communal avait clairement demandé à la Municipalité de maintenir les places de stationnement. La Commission des pétitions a fait sienne l’inquiétude des commerçants et les conséquences néfastes qu’ils pourraient subir, car il ne s’agit que de petits commerces.

La commission avait proposé le renvoi de la pétition à la Municipalité, «en enjoignant cette dernière de répondre aux préoccupations des commerces, des habitants, et des clients du secteur rue de la Plaine début de la rue du Valentin, telles qu’exprimées dans la pétition déposée».

Dans ce domaine, rien de pire que l’incertitude. «Ils ont certainement un plan, mais ils ne disent rien. Comme les travaux de réfection de la rue des Jordils arrivent à leur terme, nous craignons qu’ils entament ceux du Valentin et qu’ils suppriment des places de stationnement», relève Jean-Pierre Vuadens.

Cette incertitude, et la crainte d’être «pris par surprise en cette période estivale», font que le pharmacien de la rue de la Plaine et ses collègues gardent l’œil ouvert. Ces commerçants déplorent aussi qu’on ne fasse pas plus de cas -ils invoquent un droit à l’information de l’avis de 4000 pétitionnaires.