Les Grottes capitale internationale du secours spéléo
20 avril 2015Vallorbe – Des spéléologues de nombreux pays se sont réunis vendredi dans l’univers souterrain de la Cité du fer pour répéter les gestes qui sauvent.

La collaboration des acteurs du secours souterrain de différents pays peut avoir un rôle décisif lors de certaines interventions.
Les acteurs du sauvetage souterrain international, essentiellement européens, avec une participation néo-zélandaise, se sont donné rendez-vous vendredi aux Grottes de Vallorbe dans le cadre d’ateliers visant à répéter leurs gammes. Cet événement faisait partie du programme de la 13e Rencontre internationale des organisations de secours spéléologique, qui s’est déroulée la semaine passée à Vaumarcus.
Organisé tous les quatre ans, ce rassemblement permet aux spécialistes du domaine de se retrouver et d’échanger de façon informelle. L’ambiance bon enfant qui règnait du côté de la Salle Noire des grottes vallorbières ne doit pas faire oublier l’importance vitale que peut revêtir la collaboration entre différents pays lors d’accidents souterrains de grande ampleur. Patrick Deriaz, le président du Spéléo-secours Suisse cite l’exemple du gouffre du Riesending, en Allemagne. A l’occasion de cette mésaventure survenue en juin de l’année dernière, un spéléologue blessé à 1000 mètres de profondeur avait été secouru durant une opération titanesque ayant impliqué plus de 700 personnes, dont des Suisses, des Autrichiens, des Italiens et des Croates.
Vendredi, la composition des différents groupes avait justement pour but de mettre à l’épreuve le travail entre nations voisines.Un labeur de coordination qui pourrait s’avérer précieux lors d’une intervention future.
«Les bases techniques sont les mêmes, mais le matériel utilisé diffère parfois d’un pays à l’autre», explique Patrick Deriaz. Les ateliers qui surplombaient le parcours réservé aux visiteurs des grottes portaient sur le transport d’un blessé au moyen d’une tyrolienne, la communication -avec le système Nicola de transmission par le sol-, la création d’un point chaud, pour prévenir le très fort risque d’hypothermie de la victime dans un environnement à dix degré, et la prise en charge médicale d’un patient.
Sans entrer dans les détails, les instruments de secours utilisés sous terre ont souvent en commun la compacité et la solidité, pour faciliter le transport. Ils sont aussi fréquemment importés d’autres milieux. Une couverture munie de sachets chauffants habituellement visible en salle d’opération était, par exemple, testée, tout comme une tente employée par les grimpeurs pour bivouaquer en paroi.