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Les projets de Max Studer pour son Centre équestre

26 mars 2015

Sports équestres – La réalisation d’une deuxième halle, d’une buvette et d’un poney-club pourraient, si tout va bien, débuter cet été sur le site yverdonnois, après les concours de saut prévu ce printemps.

Max Studer espère prouvoir proposer des infrastructures au top, et pour tous, dès la fin de cette année, à Yverdon. © Michel Duperrex

Max Studer espère prouvoir proposer des infrastructures au top, et pour tous, dès la fin de cette année, à Yverdon.

Le Centre équestre d’Yverdon (CEY) va au-devant d’échéances importantes. Sportives, tout d’abord, avec deux concours de saut ce printemps (lire ci-dessous). Administratives, ensuite, avec la poursuite du développement de ses installations, dont les travaux pourraient commencer cet été. Propriétaire des lieux depuis trois ans, Max Studer a vendu sa société d’interim, en fin d’année passée. De quoi lui permettre de consacrer un peu plus de temps au futur du CEY.

A titre personnel, comment les choses se sont-elles déroulées ces six derniers mois?

Il n’y a, en fait, pas eu de grands changements, car j’ai continué à assurer la transition au sein de Max Studer Interim. Et je suis toujours au Centre équestre pour assurer la supervision administrative. Guillaume Hennequin est le directeur depuis septembre dernier, et c’est lui qui gère l’opétationnel. J’ai, par contre, pu consacrer plus de temps à la préparation de la deuxième phase des travaux.

Vous exploitez le manège depuis fin 2011. Qu’est-ce qui y a changé depuis?

Les installations ont été totalement rénovées. D’une vingtaine de boxes, on est passé à soixante, totalement équipés. Une structure provisoire a également été réalisée. Cela nous permet d’accueillir actuellement 75 chevaux. Par ailleurs, le paddock a été agrandi et remis au goût du jour. Il est devenu l’un des plus prisés de Suisse romande pour l’organisation de compétitions. On a aussi redynamisé l’école d’équitation, désormais fréquentée par 150 élèves par semaine.

Combien de salariés le CEY emploie-t-il?

Ils sont dix sur le site. Le directeur, une reponsable de l’école d’équitation, une cavalière enseignante, trois apprenties écuyères et quatre employés en charge de l’entretien des bâtiments, des terrains et des chevaux. On accueille aussi régulièrement des stagiaires, qui viennent ainsi découvrir le métier.

Cette année, les concours se déroulent ce printemps, car vous prévoyez des travaux cet été. De quelle nature sont ceux-ci?

Il nous manque actuellement une deuxième place de travail couverte (réd: qui serait de 30 mètres sur 60) pour une rentabilité optimale. La nouvelle halle accueillerait aussi des écuries d’une trentaine de place et des locaux techniques. On prévoit également de construire un bâtiment de deux étages, en bout de paddock, qui hébergerait la buvette, des locaux pour les manifestations, des bureaux et des logements pour le personnel. De plus, une écurie est prévue côté aérodrome, afin de remplacer les structures provisoires. Enfin, une nouvelle construction serait dédiée à un poney-club, dans un lieu fermé et sécurisé, avec quelques boxes, pour les enfants dès 3 ans. Un créneau pour lequel il existe une demande et que l’on souhaite développer.

A quel montant se chiffrent ces investissements?

Entre 4 et 5 millions de francs. On espère que la pollution des terrains ne retardera pas trop le projet. On souhaiterait entamer les travaux à fin juin, car on a véritablement besoin de la halle pour cet hiver, afin de ne plus être déficitaire en cette période.

Y a-t-il, ensuite, une phase de plus de prévue à l’agenda?

On ne va pas brûler les étapes. On souhaite déjà réaliser cela, et le faire fonctionner, afin d’offrir le meilleur service. A l’ensemble du monde hippique, et pas uniquement au saut d’obstacles, d’ailleurs. Après, il n’est pas exclu d’accueillir un jour un centre de formation pour les équipes nationales, ainsi que des pistes de travail supplémentaires.

 

Concours hippiques

Sept jours de saut dès mercredi

L’année 2015 se veut une période de transition pour le Centre équestres d’Yverdon, au vu des travaux envisagés. Ainsi, deux concours hippiques auront lieu durant ce printemps déjà, avant le début potentiel des chantiers.

Le premier concours débutera ce mercredi (1er avril) pour se poursuivre jusqu’au mardi suivant (7 avril). Prévu initialement sur six jours, pour que les organisateurs ne soient pas débordés, l’événement durera finalement sept jours, tant les inscriptions ont été nombreuses. Quelque 2500 départs seront donnés.

Le programme est riche. Il ravira tant la base que les cavaliers plus chevronnés, des journées ayant été prévues pour chacun. On signalera, notamment, des épreuves à 135 cm pour les régionaux et nationaux, le jeudi et le samedi. Le Tour romand 2015 fera, d’ailleurs, escale dans la Cité thermale le 4 avril. Le lundi de Pâques sera dévolu aux poneys avec, notamment, des épreuves de sélection pour le Prix des nations de Fontainebleau. Autant dire que les meilleurs seront à Yverdon.

Le deuxième concours, programmé du 29 avril au 3 mai, accueillera notamment le Summer Classic.

Ambitions sportives

C’est que, en plus de bichonner ses pensionnaires, le Centre équestre soigne aussi l’aspect sportif en son sein. «L’idée est de continuer à développer une base avec des cavaliers bien formés, dès le plus jeune âge, souligne le directeur Guillaume Hennequin. Après, sportivement, il n’y a pas de limite. On a déjà une activité très performante sur ce point.»