Projet de restoroute sur l’A5 relancé
18 février 2015Concise – Le député François Payot a déposé, hier, un postulat demandant que le Canton planche sur la réalisation d’une deuxième aire de repos dans la région.

Masqués, hier, par le brouillard hivernal, les terrains, sur les hauts de Concise, offrent une magnifique vue sur le Nord vaudois.
L’idée d’un restoroute sur les hauts de Concise, au bord de l’A5, n’est pas nouvelle. Des terrains de 53 000 m2, propriétés du Canton de Vaud, avaient même été réservés à cet effet et laissés en jachère depuis. Mais le projet ne s’est jamais réalisé, faute d’une densité de trafic jugée suffisante sur l’axe autoroutier Yverdon-Neuchâtel. Fin 2005, six mois après l’inauguration du tronçon Grandson-Vaumarcus, on enregistrait 15 000 véhicules par jour, alors qu’on estimait qu’il en fallait au moins 18 000 à 20 000 pour rendre l’opération rentable.
Mais, dix ans plus tard, la situation est tout autre. «Plus de 18 000 véhicules-jour sont aujourd’hui relevé par la station automatique de comptage d’Onnens. C’est pratiquement le chiffre de l’A1, à la hauteur du restoroute Rose de la Broye, près d’Estavayer. Et le trafic est en croissance annuelle de 2,1%», souligne François Payot, député PLR et syndic de Grandson, qui a décidé de relancer le projet en déposant, hier, devant le Grand Conseil, un postulat, cosigné par de nombreux élus du Nord vaudois, demandant au Conseil d’Etat de mettre en route, le plus rapidement possible, la procédure d’appel d’offres.
Bavois bientôt saturé
«Le but de ma démarche, c’est que le Canton prennent une position pro-active dans ce dossier, vis-à-vis de l’Office fédéral des routes, car la réalisation prochaine du contournement de Bienne va renforcer l’attractivité de cet axe reliant Genève à Bâle, via le Nord vaudois», poursuit François Payot, qui ajoute que le restoroute de Bavois est proche de la saturation, sans possibilité d’extension.
De plus, une éventuelle aire de repos, pour le syndic de Grandson, serait une formidable plateforme pour promouvoir la région et ses produits du terroir. Sans compter la création de places travail, que l’élu estime entre quarante et cinquante.