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Quand la musique mène à la présidence

20 janvier 2010

Albulen Lokaj a récemment succédé à Xavier Boss à la tête du Conseil des jeunes d’Yverdon-les-Bains. Portrait, à la veille de la première séance de l’année.

Albulen Lokaj a succédé à Xavier Boss à la tête du Conseil des jeunes d’Yverdon. Ses objectifs? Amener plus de monde, développer plus de projets.

Albulen Lokaj a succédé à Xavier Boss à la tête du Conseil des jeunes d’Yverdon. Ses objectifs? Amener plus de monde, développer plus de projets.

Albulen Lokaj, 21 ans, Suisse originaire du Kosovo. Ce passionné de football n’était pas forcément prédestiné à présider, un jour, le Conseil des jeunes d’Yverdon-les-Bains. Et pourtant, c’est bien lui qui ouvrira, demain soir à 19h au Checkpoint, la première séance de l’année, après avoir pris le relais, il y a quelques mois, des mains de Xavier Boss. En passe d’obtenir sa maturité fédérale, il lorgne vers des études de droit, sans, pour l’instant, avoir véritablement arrêté son choix. Son apprentissage politique -puisqu’il considère comme tel le fait d’être membre du Conseil- a, lui, commencé il y a de cela quatre ans. Un peu par hasard. Comme quoi, ce dernier sait parfois révéler des vocations.

L’histoire commence en musique. Albulen Lokaj fait du rap et côtoie beaucoup de jeunes Yverdonnois… qui font du rap. Qui rêvent d’enregistrer leurs premiers titres. «Le problème, c’est qu’il n’y avait pas de studio où, pour un tarif correspondant à leurs moyens, les jeunes pouvaient faire leurs premiers pas», se souvient le nouveau président. Il décide de travailler à faire changer les choses. D’essayer de doter cette scène musicale naissante d’infrastructures à la mesure de ses envies.

De fil en aiguille, on lui indique la porte du Conseil des jeunes, qu’il pousse un soir d’élections, dans l’unique but de recevoir un financement pour le projet qui l’anime. Mais la séance ne se passe pas exactement comme il l’avait prévu et, lorsqu’il quitte la salle, il est devenu membre du comité de l’institution. Une année plus tard, il accède à la vice-présidence, avant de franchir, il y a peu, un nouveau palier.

«J’avais envie de passer le cap, de présider des séances, de représenter le Conseil», sourit-il. Comme il a pu le faire, récemment, au Parlement européen des jeunes, à Paris. Sa présidence, il l’envisage dans la continuité de celle de Xavier Boss. «Il a fait un boulot magnifique, il était toujours là pour donner un coup de main…», note-t-il à son sujet.

Ses objectifs sont aussi limpides qu’ambitieux: il en veut toujours plus. «Je veux essayer d’amener plus de monde de tous les milieux, de réaliser plus de projets», lance-t-il. Il compte aussi organiser des débats. «Au Conseil, on apprend à vaincre notre timidité, à nous exprimer», continue-t-il. A acquérir un matériel précieux en vue d’un engagement politique ultérieur. La suite logique du parcours entamé par Albulen Lokaj? «C’est possible, mais je n’en suis pas encore sûr. D’autant que je ne suis pas, pour l’instant, clairement positionné.»