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Si vous le demandez, Patrick Cazzaniga est là
© Michel Duperrex

Si vous le demandez, Patrick Cazzaniga est là

16 novembre 2018
Edition N°2376

Parfois titulaire, parfois remplaçant, le latéral remplit toujours son rôle quand Yverdon Sport a besoin de lui. Son dernier mois est comparable à celui d’YS: très bon.

Il pensait son temps avec Yverdon Sport écoulé, Patrick Cazzaniga. Envoyé en tribune, parfois prié d’aller jouer avec la «deux» en 3e ligue, le latéral gauche a connu un début d’année 2018 tout sauf évident à gérer. Et puis il y a eu cette monumentale claque en avril face à Sion II (5-1, alors qu’il n’était ni sur le terrain, ni sur le banc), un certain rebrassage des cartes à la suite de cet épisode et le retour au jeu progressif du Tessinois, convaincant jusqu’à la fin de l’exercice. «Comme tous ceux qui sont encore avec nous cette saison, Patrick a gagné et mérité sa place dans l’effectif», relève son entraîneur, Anthony Braizat.

L’un des cinq rescapés

Passé par tous les états d’âme, Patrick Cazzaniga ne le cache pas: lorsque le club lui a présenté son contrat pour la saison 2018/2019, il a vécu une forte émotion. «Jouer à Yverdon, en Promotion League, c’est un gros truc, ça compte à mes yeux», déclare celui qui a vécu la promotion en 3e division il y a une année et demie avec Adriano De Pierro, Florian Gudit, Allan Eleouet et Nehemie Lusuena, les cinq derniers rescapés de cette époque.

Une chose est certaine: Yverdon Sport ne s’est pas trompé en prolongeant l’ancien défenseur du Stade Nyonnais, et ce pour au moins deux raisons. La première, c’est que le club n’a pas été épargné par les blessures depuis août. Sur les côtés de la défense, il a fallu composer sans Luca Gazzetta durant la première moitié du tour et Muamer Zeneli lors de la seconde. Additionné à l’indisponibilité de Kein Matukondolo, cela fait de Patrick Cazzaniga un élément autant apprécié que nécessaire.

La seconde, c’est que le latéral gauche donne satisfaction du moment qu’il se trouve sur le terrain. Depuis un mois, il fait quasiment oublier l’absence de l’excellent Zeneli,  deuxième meilleur «compteur» de l’équipe. «Techniquement et tactiquement, il est bien au point et remplit parfaitement le rôle qu’il doit jouer. J’attends encore un peu plus de lui concernant son agressivité dans les duels, et il le sait, détaille Anthony Braizat, qui loue volontiers les qualités humaines de son no 8. Lorsqu’on lui annonce qu’il ne jouera pas ou qu’il doit aller avec la deux, il l’accepte sans sourciller. Il travaille et, quand son heure arrive, il répond présent.» Des compétences qui font du Tessinois un élément incontournable chez un candidat à la ligue nationale.

Les matches s’arrêtent, pas l’entraînement

Les joueurs d’Yverdon Sport ne partiront pas en vacances demain à 17h. Tout le monde se réunira encore dès lundi pour une ultime semaine d’entraînement en extérieur. Des sessions légères et du jeu seront au programme. «C’est aussi l’occasion de s’entretenir individuellement avec les joueurs», glisse Anthony Braizat. Le coach yverdonnois a également prévu une semaine de travail en salle de fitness à la mi-décembre avec les préparateurs physiques du club. «La pause hivernale est longue. Cela permet de limiter la perte musculaire. Dès début 2019, tous auront un programme de renforcement à respecter.»