Un Yverdonnois professeur à Harvard
26 novembre 2013Après avoir grandi à Yverdon et étudié à Lausanne, Mario Suva a récemment été nommé professeur-assistant en pathologie dans la prestigieuse université de Boston.

Mario Suva (à droite) aux côtés du Professeur David Louis lors d’une soirée organisée par la National Brain Tumor Society à Boston.
«Les choses se sont enchaînées très vite.» Parti vivre aux États-Unis en juillet 2010, le docteur Mario Suva s’est vu nommé professeur- assistant en pathologie à la prestigieuse Harvard Medical School de Boston, poste qu’il prendra le premier janvier 2014. Il y poursuivra ses recherches sur le glioblastome, la forme la plus agressive de tumeur du cerveau.
Enfant d’Yverdon
Originaire de Caneggio, au Tessin, Mario Suva est arrivé à l’âge de deux ans et demi à Yverdon. Après avoir fait sa scolarité à Léon-Michaud et au gymnase d’Yverdon, il entreprend des études en médecine, à Lausanne. «J’ai toujours eu un intérêt prononcé pour les sciences. Après beaucoup d’hésitations, j’ai opté pour la médecine. Le diplôme laisse énormément d’options et de portes ouvertes», explique-t-il. Trouvant tous les sujets intéressants, c’est finalement les branches neurologiques qui retiennent son attention. Après ses études, il travaille et se spécialise en pathologie et en neuropathologie au CHUV. C’est dans le laboratoire du professeur Ivan Stamenkovic qu’il complète ses connaissances par un doctorat en biologie du cancer. «Cette expérience a été très importante dans mon parcours, c’est grâce au laboratoire et aux contacts du professeur que j’ai pu obtenir mon premier poste à Harvard.»
Harvard Medical School
Mario Suva obtient d’abord un poste de chercheur à Boston. Il pensait y rester durant deux ou trois ans, mais son séjour se prolongera de quelques années dû à sa nomination en tant que professeur- assistant. «La décision de rester a été difficile par rapport à ma famille, mais professionnellement, je suis sûr d’avoir fait le bon choix en prenant ce poste.» L’Yverdonnois apprécie la ville de Boston pour sa taille et pour les moyens mis à disposition par l’université. «La densité d’expertise est ce qui rend Boston unique en recherche biomédicale. Il y a toujours un expert pour discuter et trouver une solution innovante », précise-t-il. C’est le soutien du professeur et directeur du département de pathologie David Louis, pendant ces recherches biomédicales, qui lui tient particulièrement à cœur.
Pour son futur, Mario Suvà «espère pouvoir continuer à faire ce que j’aime et que mes recherches auront un impact sur la façon de traiter les patients.» Une partie de ses travaux à Boston sera prochainement publiée.