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Une année en demi-teinte aux EHNV

23 mai 2014

Alors que les établissements hospitaliers ont concrétisé plusieurs projets importants l’année dernière, notamment le nouveau service des urgences dont la fréquentation prend l’assenceur, les finances continuent à poser problème.

Le site d’Yverdon-les-Bains accueillera, à terme, tous les soins aigus.

Le site d’Yverdon-les-Bains accueillera, à terme, tous les soins aigus.

La nouvelle direction à trois visages des établissements hospitaliers du Nord vaudois (EHNV) -soit Jean-François Cardis, directeur général, Bertrand Vuilleumier, directeur médical, et Pascal Cotter, directeur général adjoint- épaulée dans l’exercice par le président du comité directeur André Perret, a tiré, hier matin, le bilan de l’année 2013. Une rencontre organisée en prévision de l’assemblée générale des EHNV, agendée, elle, hier dans la soirée. Et force est de constater que l’année dernière, du côté des EHNV, a été plutôt mitigée.

En effet, si du côté de l’activité, et plus particulièrement du nombre de patients hospitalisés, 2013 est resté stable par rapport à 2012 (11 706 patients), le développement de l’activité ambulatoire a, elle, poursuivi son évolution.

Le principal chantier, mené à terme lors de cette période, étant, bien évidemment, l’agrandissement et la rénovation complète du service des urgences du site d’Yverdon-les-Bains. Des travaux plus que nécessaires, puisque l’addition de cinq boxes de consultation aux six existants a permis d’aider à absorber l’augmentation de l’activité du service. Le nombre de consultations aux urgences, l’année dernière, s’est élevé à 18 900 consultations, soit une augmentation de 18,5% par rapport à 2012.Une hausse qui s’explique, en partie, par le fait que «de plus en plus de personnes n’ont pas de médecin généraliste», a confirmé Bertrand Vuilleumier.

A noter que les urgences préhospitalières ont, elles, aussi connu une mini révolution avec le regroupement des services d’ambulances des EHNV, du Centre de soins et de santé communautaire de Saint-Croix et de l’Hôpital intercantonal de la Broye au sein d’une seule entité, baptisée Centre de secours et d’urgences du Nord vaudois et de la Broye. Voilà pour les principales bonnes nouvelles.

Un nouveau déficit

Quant au point noir de l’année, comme depuis maintenant plusieurs exercices, il est à chercher du côté des finances. Le résultat final, avant investissement, affichant un déficit de quelque 633 000 francs (640 000 francs en 2012), l’exercice final, après investissement, étant, lui, d’environ -357 000 francs.

Un chiffre qui aurait pu être encore bien pire si, comme le veut la tendance de ces dernières années, une forte hausse des activités ne s’était pas fait ressentir à partir du mois de septembre. «C’est vrai que, d’un point vue financier, nous avons quelques soucis, même si ce n’est pas encore la panique, a commenté André Perret. Mais c’est sûr que l’on ne va pas pouvoir continuer comme cela indéfiniment, au risque de grignoter tous nos fonds propres».

Enfin, pour ce qui est des ambitions à court et moyen termes, la direction a confirmé l’agrandissement du centre de chirurgie ambulatoire. Les travaux de construction d’une troisième salle d’opération au sein du département ambulatoire intégré du site d’Yverdon (DaisY), équipée de radiologie, permettront, notamment, d’offrir de nouvelles prestations ambulatoires. Ils devraient débuter en 2014. Quant au rapatriement des activités de chirurgie bariatrique à Yverdonles- Bains, prévu en septembre, il permettra de développer l’activité de neurochirurgie du rachis sur le site de Saint-Loup. La Cité thermale, pour rappel, étant amenée, d’ici à 2018, à accueillir la centralisation des soins stationnaires aigus.