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Une structure sport-études à Yverdon

3 juin 2015

Badminton – Les jeunes talents vaudois pourront profiter d’horaires aménagés à l’établissement De Felice. Ils seront trois, lors de la prochaine rentrée scolaire. A terme, le programme pourrait concerner jusqu’à quinze joueurs.

Jérôme Franconville, vice-président du BC Orbe, a joué un rôle central dans la conception du projet. © Duvoisin -a

Jérôme Franconville, vice-président du BC Orbe, a joué un rôle central dans la conception du projet.

A la prochaine rentrée scolaire, Yverdon sera, plus que jamais, la capitale cantonale en matière de badminton. L’Association vaudoise de la discipline (AVB) a annoncé l’ouverture d’une structure sport-études dans la Cité thermale. Concrètement, quelques jeunes talents scolarisés entre la 9e et la 11e Harmos pourront bénéficier d’horaires aménagés à l’établissement De Felice et d’entraînements, en journée, au Centre de badminton. Dès le 24 août prochain, ils seront trois à profiter de ce programme, qui devrait concerner jusqu’à quinze jeunes à terme. «Il a fallu une année et demie pour développer ce projet», explique Jérôme Franconville, responsable du mouvement juniors de l’AVB.

L’objectif de la démarche est limpide: il s’agit de définir un cadre propice à la progression des jeunes joueurs. «Nous avons constaté que, jusque vers l’âge de 13 ans, les Suisses rivalisent avec les meilleurs des autres pays, note celui qui est, aussi, vice-président du BC Orbe. Après, l’écart se creuse, notamment parce qu’ailleurs, des structures spécifiques existent. Voilà pourquoi nous avons voulu en créer une.»

Ce n’est pas un hasard si le projet s’est concrétisé dans le Nord vaudois. «Les trois clubs les plus actifs sur le plan de la formation sont ceux d’Yverdon, d’Orbe et de Lausanne, assure Jérôme Franconville. La région lémanique aurait été plus centrale, à l’échelle du canton, mais les infrastructures y sont surutilisées, tandis que celles d’Yverdon semblaient appropriées et plus disponibles..»

Les jeunes resteront licenciés dans leur club respectif et pourront continuer de s’y entraîner en soirée. Dans le cadre du sport-études, baptisé SEB-VD, ils participeront à des séances supplémentaires, en journée, sous la responsabilité d’entraîneurs professionnels. Ils bénéficieront également d’un suivi tant sur le plan sportif que scolaire. Cette structure représente, par ailleurs, un tremplin vers les programmes sport-études existant au niveau du gymnase.

Les trois jeunes talents qui inaugureront le SEB-VD sont licenciés dans des clubs de la région. Il s’agit de Julie Franconville (BC Orbe), Arthur Boudier et Théo Welker (BC Yverdon). «Actuellement, il y a, dans le canton, beaucoup de juniors avec un potentiel très intéressant», souligne Jérôme Franconville. «C’est une belle opportunité pour ces jeunes, estime, de son côté, Anthony Dumartheray, un des trois entraîneurs qui les encadrera. On aura l’occasion de les pousser davantage et de mieux suivre leur progression.»

Le coût de l’opération? Environ 6000 francs par joueur et par année, un montant qui sera assumé par l’AVB, les clubs et les parents, avec aussi une participation d’institutions telles que le Fonds du sport.

Le SEB-VD est assez inédit dans son genre. A Bâle et à Saint- Gall, des structures existent, mais pour des joueurs un peu plus âgés. De quoi donner des idées à d’autres régions, voire à des responsables d’autres disciplines? Dans son communiqué, l’Association vaudoise de badminton n’exclut pas que sa structure yverdonnoise devienne, à l’avenir, polysportive.