Nord vaudois – Les écoliers scolarisés à Lignerolle devraient avoir droit, dès l’année prochaine, à une unité d’accueil dans le bâtiment communal du village.
La responsabilité des Communes en ce qui concerne l’accueil parascolaire est claire pour Olivier Petermann, syndic de Lignerolle: «Nous devons mettre à disposition une structure pour les enfants.» La localité, où sont scolarisés 38 élèves – dont 17 des communes avoisinantes de Sergey, Montcherand, Les Clées/La Russille et L’Abergement – a donc décidé de mettre en place une unité d’accueil pour écoliers (UAPE). Une telle institution offrirait un encadrement aux jeunes le matin, à midi et l’après-midi, en dehors des heures de cours.
Pour permettre au Conseil communal d’y voir plus clair dans ce projet, le syndic a invité, lundi dernier, le directeur de l’Association régionale d’action sociale, Claude Bergeaud, à présenter plus précisément les obligations et marges de manœuvre dont dispose Lignerolle en matière d’accueil parascolaire.
En résumé, la loi impose aux Communes de proposer une structure et dicte les normes d’encadrement des enfants, telles que le nombre d’écoliers placé sous la surveillance d’un spécialiste et la qualification du personnel. Face à cet inévitable investissement, l’Exécutif a cherché à faire des économies d’échelle. «Il faut mettre douze places à disposition au minimum, sinon cela ne serait pas rentable», précise le syndic. C’est notamment la raison qui a encouragé Lignerolle à se regrouper avec ses voisines pour assurer une demande suffisante.
Un pari risqué
L’unité d’accueil investirait le bâtiment communal, où un appartement vient de se libérer, et verrait le jour l’année prochaine. Selon les estimations présentées lundi dernier, la structure coûtera entre 67 290 francs et 93 710 francs par année à Lignerolle. Ce montant correspond aux frais de fonctionnement qui ne seront pas couverts par les participations des parents. La somme exacte dépendra du nombre d’écoliers du village, des plages horaires offertes par l’UAPE et de son ouverture, ou non pendant les vacances. Ce même régime s’appliquerait aux autres Communes concernées. La volonté de la Municipalité lignerolloise est d’inscrire le montant du financement dans le budget 2019, soumis au vote du Conseil communal le 10 décembre, qui ne ferait donc pas l’objet d’un préavis municipal.
Le projet a séduit les Communes partenaires, qui ont donné leur «accord de principe», explique Monique Salvi, syndique de L’Abergement. Toutefois, il doit encore être approuvé par les différents organes délibérants. «Nous sommes au début de la procédure, précise l’édile. Il n’y a ni convention ni association.» Ainsi, Lignerolle reste dépendante des décisions des villages attenants. En cas de refus, Olivier Petermann est catégorique: «Lignerolle ne pourra pas assumer seule les coûts de cette UAPE.»